Situation n°3 : l’urgence de penser la lourde défaite de l’écologie


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Dimanche, presque partout en Europe, et très cruellement en Belgique, l’écologie – au sens le plus large – a perdu une nouvelle bataille. Cette défaite est celle de l’ensemble du mouvement écologique. Une prise de recul montre que, plus qu’une bataille, et à force de défaites, c’est la guerre que perd l’écologie, depuis 50 ans qu’elle a émergé. Or l’enjeu de cette guerre est l’habitabilité planétaire pour les vivants, dont les Humains. Mais c’est en particulier la défaite de la forme « parti » qu’a prise ce mouvement depuis les années 1980. Le parti belge Ecolo en particulier, un des premiers à entrer dans un parlement national en 1980 précisément, se distingue depuis lors par son incapacité à parvenir au pouvoir et s’y maintenir structurellement, afin de pouvoir déployer son programme, en temps utile. La défaite du dernier étage de la fusée « écologie », celle du gouvernement de la société, devient dès lors une question existentielle. C’est pourquoi nous plaidons ici pour un aggiornamento total. Une remise à jour *complète* est nécessaire pour le mouvement écologiste et partant, pour la société.



Pourquoi la défaite écologique est celle de la société ?


L’écologie est à la fois une science, une philosophie et une idéologie politique.

Elle connaît aujourd’hui une triple défaite, scientifique, philosophique et politique, qui dépasse la conjoncture électorale, puisque cela fait environ 50 ans qu’elle a émergé.

L’écologie est d’abord une science, l’étude des systèmes d’interactions entre les êtres vivants. Cette science perd la guerre. Son objet d’étude disparaît plus vite qu’elle ne l’étudie. Ses connaissances n’infléchissent pas les sociétés humaines. L’écologie est aussi un courant philosophique, celui qui accorde une valeur intrinsèque à tous les êtres vivants, place l’être humain parmi eux, et le rend particulièrement responsable du futur de l’Humanité et de la Vie sur Terre. Cette philosophie perd la guerre. Les pensées mutilantes, anti-écologiques se répandent plus vite que la pensée systémique, complexe. Nous continuons à nous suicider collectivement. L’écologie, enfin, est un courant politique – l’écologisme – qui se fonde sur la science et la philosophie écologiques précitées, pour proposer une vision de société complète, des modes de vie, des valeurs, des principes, une stratégie et des tactiques d’hégémonie culturelle et de majorité politique, un programme de mesures économiques, sociales et environnementales concrètes, une méthode, un discours, etc. Ce courant écologiste perd la guerre, au profit de courants écosceptiques et éconégationnistes, qui ne cessent de connaître des victoires électorales et gouvernementales, et qui maintiennent notre trajectoire insoutenable.

Le courant écologiste a pour axe principal – plutôt que la liberté hors sol, l’égalité seulement entre humains, le passé réactionnaire ou le futur délirant – l’autonomie interdépendante entre humains et non humains, d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et de demain, le pluralisme des modes de vie soutenables, la Métamorphose pour mettre fin à l’Écocide, un Pacte social-écologique qui institue la Limite, l’épanouissement de l’Humanité et de la Vie sur Terre. L’écologie s’est constituée en mouvement, d’abord à partir de penseurs pionniers, puis en groupes citoyens, ensuite en associations et enfin en partis et en institutions privées et publiques. Y contribuent, chaque jour, des citoyennes et citoyens, des scientifiques, des philosophes, des militants, des associatifs, des activistes, des fonctionnaires, des journalistes, des entrepreneures, des artistes, des syndicalistes, des travailleuses de toutes origines et de tous secteurs.

L’écologie naît du constat que l’espèce humaine, et plus précisément certains groupes humains, détruisent de plus en plus vite les conditions de vie sur Terre, l’habitabilité de la planète pour le vivant, humain et non humain, localement et mondialement. Autrement dit, la ou les cultures, civilisations, sociétés, économies humaines sont insoutenables et donc vouées aux effondrements – déjà en cours – si elles maintiennent leur trajectoire inertielle. Face à cette trajectoire mortelle, l’écologie entend proposer – et exiger – une bifurcation totale de la trajectoire actuelle, une transformation d’ampleur civilisationnelle et de portée psychologique, sociale, économique, politique et métaphysique, qu’on peut appeler la Métamorphose.

Si l’écologie en tant que telle apparaît et prend conscience d’elle-même au cours du XXème siècle, l’effroi humain devant la destruction des écosystèmes, du milieu vivant, est aussi ancienne que la civilisation, et l’empathie pour le vivant non humain, aussi ancienne que l’espèce homo sapiens. Il y a eu de nombreux précurseurs de la pensée écologique au cours des siècles derniers qui ont ouvert la voie.

Depuis environ 50 ans, l’écologie s’est constituée en courant politique – l’écologisme –, c’est-à-dire en force politique désirant changer la société, au même titre qu’avant elle l’humanisme, le libéralisme, le socialisme et le communisme. Aujourd’hui, ces quatre anciens courants politiques peinent tous à intégrer l’écologie – quand ils ne sont pas éco-sceptiques –, tandis que l’écologisme peine à devenir hégémonique et majoritaire. Ces cinq courants, anciens et écologiste, conservent leur vocation démocratique. Ils sont néanmoins confrontés à deux courants profondément antidémocratiques : le courant illimitiste, incarné par le capitalisme néolibéral transhumaniste, et le courant passéiste, incarné par le conservatisme traditionnel, le nationalisme et le néofascisme. Le capitalisme néolibéral transhumaniste est tourné vers un futur fantasmé sans limite, les conservateurs, nationalistes et néofascistes sont tournés vers un passé fantasmé limité. Ces deux courants sont sans conteste éconégationnistes. Ils nient l’écologie en bloc. Ces deux courants rejettent la rationalité critique des Lumières (pourquoi faire ceci ?) soit dans la rationalité instrumentale toute puissante (on peut donc on le fait) soit dans l’obscurantisme de la tradition (faisons ce qu’on a toujours fait).

Et c’est précisément pour les raisons évoquées ci-dessus que l’écologie est indispensable à l’existence et la prospérité de l’Humanité. L’écologisme reste, à ce jour, le seul courant politique qui a véritablement pris acte du caractère existentiel de l’écologie, malgré les efforts récents des 4 courants politiques plus anciens à l’intégrer dans leur matrice idéologique (écologie intégrale du Pape François, humanisme écologique, écolibéralisme (?), écosocialisme et écomarxisme). L’écologisme est peut-être le seul courant politique encore digne de l’élan vers l’autonomie et la responsabilité réflexives des Lumières du XVIIIème siècle. En effet, il a pris acte que l’humanisme, le libéralisme, le socialisme et le communisme devaient être réactualisés à la lumière du fait écologique. Et que l’autonomie rêvée de l’être humain ne pourra être qu’interdépendante.

Dimanche, presque partout en Europe, et très cruellement en Belgique, l’écologie a perdu une nouvelle bataille. Plus qu’une bataille, c’est la guerre que perd l’écologie, depuis 50 ans qu’elle a émergé. Au lieu d’une transformation, nous assistons à la Grande Accélération depuis plus de 50 ans, c’est-à-dire l’entrée dans l’Anthropocène, où la sphère humaine rivalise en puissance avec la Biosphère, en causant l’Écocide planétaire. Nous accélérons sur la même trajectoire mortelle, alors que l’écologie prétendait nous faire bifurquer.

On ne peut donc plus faire de la politique sans acter cet échec historique de l’écologie.

Jusqu’à présent.

C’est pourquoi un aggiornamento total – une remise à jour complète – est nécessaire pour le mouvement écologiste.

La question à se poser n’est donc pas « avons-nous besoin d’écologie ? » ou « pourquoi en avons-nous besoin ? » mais plutôt « comment rendre l’écologie culturellement hégémonique et politiquement majoritaire ? », pour pouvoir nous sauver nous les Humains et sauver la Vie dont nous dépendons cruellement.

C’est dans le cadre de cette question du « comment ? », dans le cadre de la rationalité logique la plus pure, qu’il faut analyser cette défaite historique de l’écologie depuis un demi-siècle, illustrée par une nouvelle défaite conjoncturelle des partis écologistes aux élections 2024 partout en Europe, ainsi que des partis portant – un tant soi peu – des idées écologiques, dans une grande partie du monde.

Bien sûr, notons déjà que pour convaincre la majorité, nous, écologistes, aurons à la convaincre de nous rejoindre, c’est-à-dire plus précisément que « oui, nous avons besoin d’écologie » et que « nous en avons besoin parce que c’est notre plus grand intérêt ! » C’est en convaincant la majorité que l’écologie est indispensable et qu’elle répond le mieux à ses intérêts – plus que les politiques écosceptiques et éconégationnistes – que nous pourrons contribuer à la rendre hégémonique. On voit mal en effet comment rendre majoritaire une politique qui ne dispose pas d’une hégémonie culturelle. La majorité doit être convertie à l’écologie. Il n’y a pas d’autre option.

C’est ici qu’une pause sur la forme « parti » est nécessaire. Nous avons argumenté ailleurs que la forme « parti » est une émergence nécessaire de la vie des humains en société. Il y aura toujours des partis. La question qui se pose ici est de savoir si un parti écologiste est nécessaire à l’écologie. Je ne tenterai pas de répondre ici à cette question pourtant essentielle. Je noterai que l’écologie a seulement besoin que les partis qui représentent la majorité soient écologistes pour devenir effectivement majoritaire. Et que la société a seulement besoin que le mouvement écologique dans son ensemble soit hégémonique au point de vue culturel.

Il faut considérer les partis comme des moyens, des instruments, des relais dans le champ politique institutionnel, de la volonté des mouvements, composés de citoyennes et citoyens, au sein de la société. Les partis sont les instruments qui permettent à un ou des mouvements de participer au gouvernement de la société. La causalité est double : des mouvements peuvent faire émerger des partis pour porter au pouvoir leur idéologie, et des partis peuvent contribuer à faire s’épanouir des mouvements au départ minoritaires. Des partis naissent, grandissent, déclinent et disparaissent. Ils peuvent aussi se métamorphoser.

Une pause sur la notion « d’écologisme » est également nécessaire. S’agit-il d’un courant fondamentalement différent de l’humanisme, du libéralisme, du socialisme et du communisme ? Nous proposons de distinguer écologie scientifique, philosophie écologique, écologisme politique et … partis écologistes. Pourquoi ? Car nous pensons que, comme le libéralisme, le socialisme et le communisme sont … humanistes, comme le socialisme est philosophiquement libéral, comme le communisme est une forme de socialisme, de la même manière, on peut considérer que tous ces anciens courants peuvent devenir des formes d’écologisme, en intégrant l’écologie à leur matrice idéologique.

Néanmoins, on pourrait également plaider le contraire, jusqu’à preuve du contraire, que l’écologisme se distingue radicalement de TOUS les autres anciens et nouveaux courants politiques par un critère fondamental : l’axe de l’autonomie interdépendante. L’humanisme serait anthropocentriste alors que l’écologisme est écocentriste ; le libéralisme aurait une conception indépendante et non interdépendante de la liberté humaine ; le socialisme ne verrait que l’égalité entre humains et pas celle entre humains et non humains et enfin, libéraux, socialistes et communistes ne verraient pas qu’il existe, entre l’Etat et le marché, une autre forme de gouverner les êtres et les choses : les communs. Tous les anciens échoueraient en tout cas, pour l’instant, à concevoir la possibilité, la nécessité et la souhaitabilité de la décroissance. De leur côté, le capitalisme néolibéral transhumaniste est hors sol et le conservatisme-nationalisme-néofascisme est hors temps. L’un ne peut s’inscrire dans le réel, même futur, l’autre ne peut s’inscrire dans le présent, car il reste dans un passé révolu.

Selon nous, rien n’empêche cependant, en principe, ces anciens courants de se métamorphoser à leur tour en proposant une mutation écologique de leur matrice idéologique. De sorte que l’autonomie interdépendante, les communs, la décroissance, puissent être en leur cœur. Nous n’accordons néanmoins pas le même bénéfice du doute à l’illimitisme et au passéisme identifiés ci-dessus : ces deux courants sont pour nous incapables de répondre à la question écologique, car y répondre signifierait l’abandon total de leur idéologie.

Concluons cette première partie. La défaite de l’écologie en général est la défaite de la société toute entière parce que la société, l’Humanité, ne peut plus durer très longtemps si elle ne se métamorphose pas pour devenir écologique. L’Écocide causé par l’économie mondialisée insoutenable mène inexorablement aux effondrements, déjà initiés et visibles en ce moment.

Aujourd’hui, c’est l’écologie ou la barbarie, l’écologie ou la mort. Et cette alternative est appuyée sur une immense littérature scientifique.



La défaite d’Ecolo en Belgique le 9 juin 2024


Parler d’écologie en général c’est bien. Mais il faut maintenant parler d’une incarnation particulière de l’écologie scientifique, philosophique et politique : le parti francophone belge Ecolo. Non parce que l’écologie se résume à sa forme parti, mais parce que le parti est une forme nécessaire, inévitable, du champ politique, et qu’un mouvement socio-politique, quel qu’il soit, doit nécessairement trouver ses relais dans un ou plusieurs partis accédant au gouvernement de la société. Dès lors, nous affirmons qu’il n’y a pas d’écologie sans parti(s) écologique(s) même si nous n’affirmons pas aussi présomptueusement qu’eux « qu’il n’y a pas d’écologie sans Ecolo au pouvoir », ce qui nous semble invalidé par une législature 2019-2024 qui n’a pas vu (ou pas suffisamment) d’écologie malgré leur présence à tous les niveaux de pouvoir. Le test de réalité n’a pas permis de démontrer l’affirmation du parti Ecolo.

Ce parti, les Belges le savent, a connu une de ses plus cuisantes défaites ce dimanche 9 juin, aux élections fédérales, régionales et européennes.

Il perd environ la moitié de son électorat. Sa direction, plusieurs ministres, les chefs de file au parlement et de nombreux parlementaires ont été brutalement désavoués par les électeurs. Ecolo est renvoyé sans ménagement vers 5 ans d’opposition à ces niveaux de pouvoir et se retrouve en grande difficulté pour les élections communales et provinciales d’octobre 2024.

Quelles sont les causes de la défaite ?

Notons d’abord qu’au sens strict, il est extrêmement difficile de les identifier scientifiquement, car aucune expérience de laboratoire ne peut tester les conditions du contrefactuel, c’est-à-dire évaluer ce qui ce serait passé autrement « si ». C’est-à-dire modifier un par un les paramètres et variables d’expérimentation pour identifier ceux qui ont causé ensemble la défaite du parti. Les phénomènes sociaux et économiques de grande ampleur échappent en effet aux vérifications expérimentales. Nous en sommes donc réduits aux conjectures. Ne nous laissons pas abuser par ceux qui affirment sans ciller « connaître les raisons exactes de la défaite ». Ils mentent.

Cependant, il serait insuffisant d’en rester là. La défaite d’Ecolo ne peut être due au hasard ni descriptivement ni normativement. Il est quasiment impossible d’attribuer la défaite au hasard car cela conduit à une aporie sur le sens de la politique. Et il n’est pas admissible en termes de responsabilité que l’écologie confie au hasard le soin de décider de sa victoire. L’écologie ne peut pas gagner par hasard. Elle doit gagner.

Il serait également irresponsable d’attribuer la défaite du parti uniquement à des causes externes. Les meilleurs généraux font gagner leur armée même en infériorité numérique, en choisissant le lieu de la bataille.

La presse et les experts, ainsi que des élus du parti, commentent déjà abondamment les causes possibles et probables de l’effondrement d’Ecolo pour un public avide d’explications mais peu soucieux de logique et de scientificité. A ce titre, il faudra se méfier du discours des récents perdants. Ils ne sont certainement pas les plus lucides, et leur manque de lucidité est assez logiquement une cause probable de leur défaite. La presse et de nombreux experts ont cependant des opinions à écouter attentivement. Et certains observateurs extérieurs, sympathiques au parti, mais critiques de sa trajectoire, peuvent aussi faire montre de davantage de lucidité que ses cadres et militants les plus inféodés.

Si certains veulent sauver les meubles aux communales et aux provinciales, où un recul écologique est également probable, d’autres, inscrits dans un temps plus long, doivent aider le parti Ecolo à faire son autocritique, et le mouvement écologique, à faire son aggiornamento. C’est ce qu’un parti, et un mouvement, responsables, feraient.

Le sort de l’Humanité est désormais lié au succès de l’écologie, dont nous sommes toutes et tous responsables et ce, quelles que soient les forces qui l’incarnent. Nous n’avons pas le choix que de nous hisser collectivement à la hauteur de l’enjeu existentiel, et les écologistes de hausser drastiquement leur niveau de jeu. Cet effort implique une lucidité impitoyable sur notre situation. Et il y a urgence.




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6 réponses à “Situation n°3 : l’urgence de penser la lourde défaite de l’écologie”

  1. Avatar de Antoinette Brouyaux
    Antoinette Brouyaux

    Dans l’émission Déclic sur l’effondrement de l’écologie politique, Arnaud Ruyssen rapportait les échos de son micro trottoir à Anderlues. Des gens lui disaient: pourquoi nous, devrions faire des efforts, si le reste du monde ne suit pas?
    Penser global, agir local: voilà que ce mot d’ordre se retourne contre les écologistes: pourquoi agir local dans un contexte global contraire?

    Inversément, pour ma part, j’ai entendu beaucoup de personnes me dire « je suis déçue par Ecolo ». Sans jamais prendre en compte le fait qu’elles ne sont pas seules à éprouver cette déception, sans parler de la dimension collective de cette déception. Sans évoquer d’alternative collective à l’écologie politique, sauf à évoquer le spectre de l’extrême droite. Jusqu’à pousser des francophones Bruxellois à voter Groen! aux élections régionales pour faire barrage au Vlaams Belang…

    On ne s’identifie plus au collectif que pour faire bloc contre le pire. C’est déjà ça. Mais comment recommencer, lors de la campagne pour les communales, à convaincre d’agir localement, collectivement, pour influer sur le contexte global?

    Il faut des exemples inspirants. En voici un: Domenico Lucano, dit Mimmo, ex-maire du village italien Riace, avait été poursuivi en justice par Salvini à cause de son modèle exemplaire d’accueil des migrants. Après avoir été acquitté, il vient d’être ré-élu maire de son village et en plus, euro-député, au sein du parti Alleanza Verdi e Sinistra. Quand il viendra à Bruxelles, nous lui réserverons bon accueil: avec les chorales Brussel Brecht Eisler Koor et les Voix des Garennes, on a chanté la Balata de Riace, dans notre dernier spectacle commun. Cette ballade raconte l’histoire de Riace. Nous vous inviterons à célébrer joyeusement cette victoire en chansons!

    1. Avatar de Roland Moreau
      Roland Moreau

      « pourquoi agir local dans un contexte global contraire? »
      Merci Antoinette d’avoir ainsi trouver la formule choc qui résume ce qui se passe ‘globalement’ avec la mondialisation galopante: le terrible succès du ‘système capitaliste et de son marketing effréné’ qui promeut l’intérêt individuel et la satisfaction immédiate des ‘besoins’, même les plus artificiels. Cet encouragement à consommer ‘toujours plus’, à privatiser au détriment des biens communs devient le symbole d’une pseudo liberté sans limites, qui ne respecte pas les limites physiques de notre planète et de facto la liberté des autres et des générations futures. L’Ecologie est une science. Elle n’appartient à aucun parti mais devrait être priorisée par tous. On en est très loin et ça ne va pas s’arranger avec le déni croissant pour la science quand elle gène l’idéologie du ‘toujours plus’.

  2. Avatar de Peters André

    Voici ma contribution à l’analyse du fiasco électoral.

    Simplement, je vous invite à écouter l’analyse de Philippe Lamberts sur la RTBF, je la partage entièrement.
    https://auvio.rtbf.be/media/declic-les-sequences-le-debat-3205855

  3. Avatar de Michel

    Voilà une analyse fine même si forcément lacunaire, je pense que ta contribution serait bien utile au parti, pourvu qu’il la lise.

  4. Avatar de frederic
    frederic

    Bonjour, je ne suis absolument pas d’accord avec toi, un parti écologiste est un parti qui met en place les recommandations scientifiques écologistes et cela doit rester leur seul projet. Les aspects économiques, social ne peuvent être tenu en compte que si le actions sur celle-ci ne peuvent avoir aucune incidence négatives sur les actions mise en place pour suivre les recommandations scientifique…. L’écologie ne peut être humaniste dans une société en overshoot, ou la baisse de la démographie et de la consommation et donc également du niveau de vie sont de conditions nécessaires et insuffisantes….. Mettre dans sa philosophie de parti, des aspets sociaux et économique, c’est déja perdre la guerre de l’écologie car c’est décider de faire un match de boxe les deux mains attachées dans le dos… l’écologie (a)politique, ne devrait avoir aucun problème a s’associer a n’importe quel courant, de la gauche a la droite extrême tant que celle-ci met en place les recommandations de scientifiques……L’ecologie c’est juste du bon sens qui peuvent être démontré physiquement , chimiquement, mathématiquement…. c’est ce qu’écolo n’a pas proposé du bon sens…..

    1. Avatar de Cédric Chevalier
      Cédric Chevalier

      Il n’y a aucun preuve qu’il soit nécessaire d’abandonner la démocratie et la justice sociale pour réussir les actions écologiques scientifiquement nécessaires. Il me semble également inefficace de mettre en oeuvre des mesures écologiques sans prise en compte des mesures économiques et sociales et démocratiques associées, pour avoir des mesures à double ou triple détente (win-win-win, comme l’isolation du bâti). Une écologie politique ne peut pas « ne pas être humaniste », par définition. Sinon on entre dans les philosophies politiques anti-humanistes, que je rejette (fascisme, extrême-droite, etc.).
      Il y a certes des réalités biophysiques mais il y a aussi des réalités humaines.

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